Parlons-en

maintenir le lien social

Parlons-en

Maintenir le lien social, en ces temps difficiles, est essentiel pour préserver notre santé mentale. Ne nous oublions pas. Gardons le lien et épaulons-nous. Et, quand ça ne va pas, parlons-en. Cela pourrait sauver des vies.

Parlons-en

Maintenir le lien social

La peur de l’attente, l’attente de la peur.

C’est toujours le même refrain.

Les jours, les semaines passent dans la douleur,

Avec la crainte du lendemain.

 

Les têtes perdent pied,

Les pieds en ont plein le dos,

Les dos ont le cœur gros,

Les cœurs en ont trop essuyé.

 

Des larmes liées à la perte,

De ce qui était avant,

Des cris d’alarme, des cris d’alerte,

Sous le spectre d’un hiver permanent.

 

Des maladies se développent en silence,

Mais elles n’en sont pas moins dangereuses pour autant,

Partout, la souffrance s’élance,

Et le mental serre les dents.

 

Si la dépression et l’anxiété ne sont pas nouvelles,

Elles frappent avec d’autant plus de virulence,

Nous forçant à reconnaître leur existence,

Au risque de laisser s’embraser l’étincelle.

 

La psyché est sérieusement impactée,

D’être, elle aussi, en si mauvaise santé,

Sa mise à mal met des vies en jeu,

Dans des conditions qui sont invisibles pour les yeux.

 

Certains n’en reviennent pas,

De cette tempête qui les engloutit,

Non par choix,

Car personne ne choisit sa maladie,

Mais faute d’avoir pu être guéri.

 

Les maux de l’esprit nous sont familiers,

Mais on peine à les nommer,

Parce que cela serait honteux de dévoiler sa vulnérabilité,

Et l’on veut se croire fort, alors on laisse passer.

 

En se disant, je ne suis pas fou,

Ce n’est rien, juste un petit remou,

Mais on a beau essayer de bloquer, oublier, filtrer,

Quand quelque chose est cassé, le nier risque de voir la fissure s’aggraver.

 

Alors, parlons-en,

Des troubles qui nous minent,

Des doutes qui nous animent,

De nos tourments encombrants.

 

Ouvrons-nous à nos proches de confiance,

Qui, au-delà de la distance,

Peuvent nous épauler,

Et nous aider, de l’intérieur, à nous déconfiner.

 

Gardons le lien et gardons l’espoir,

Coûte que coûte, continuons à croire,

Et tendons-nous la main,

En se le disant quand ça ne va pas bien.

 

Parler n’est peut-être pas suffisant,

Mais c’est déjà un pas de géant.

Tant que les émotions que l’on ravale,

Nuisent à notre santé mentale.

 

Cette santé doit être soignée,

Comme notre santé physique,

Et on sait à quel point les deux sont liées,

S’influent, se perturbent et s’imbriquent.

 

Alors, parlons-nous, ne nous oublions pas,

Prenons soin de nous et de ceux que nous aimons,

Et nous pourrons espérer ainsi,

Sauver des vies.

Héléna DAHL

Française résidant à Bruxelles, âgée de trente-deux ans, j’ai commencé ma carrière en tant qu’assistante parlementaire au Parlement européen, où j’ai travaillé pendant cinq années. Animée par ma passion de l’écriture, j’aspire aujourd’hui à une carrière d’auteure professionnelle. En effet, écrire a toujours fait partie de moi, et ce dès le plus jeune âge. Mon premier roman, La nuit s’éveille et tout s’éclaire, est une œuvre de fiction basée sur mon récit de vie.